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Méditation

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La méditation en résumé

Nous avons tous déjà entendu parler de la méditation et bon nombre d’entre nous l’ont déjà pratiqué. Il existe une grande diversité de technique de méditation à des fins aussi diverses.
La méditation dans le sens le plus commun permet de se recentrer sur soi-même, de se relaxer et de ce focaliser sur des thèmes spécifiques de notre être.


Description plus élaborée

Introduction | Approche des neurosciences | Effets sur la santé

Introduction

Le terme méditation désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste souvent en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le but d’en approfondir le sens) ou sur soi (dans le but de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence .

La méditation (bhāvanā en sanskrit et pali) est au cœur de la pratique du bouddhisme, de l’hindouisme, du jaïnisme, du sikhisme, du taoïsme, du yoga, de l’islam, du christianisme ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité, mais également médicale. C’est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés ou l’apaisement progressif du mental voire une simple relaxation, obtenus en se « familiarisant » avec un objet d’observation : qu’il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme l’esprit ou un concept, voire l’absence de concept, ou bien les sensations).

Les techniques de méditation sont très diverses. Elles peuvent cependant être classées selon leur foyer d’attention :

  • une zone corporelle spécifique ou le déplacement d’une zone à une autre;
  • une perception précise ; le vide de tout concept ou vacuité;
  • un objet spécifique pré-sélectionné profane ou religieux;
  • le nom d’une déité ou d’un concept inspirant la paix (mantra);
  • le souffle;
  • un son;
  • une incantation;
  • un kōan ou énigme évoquant des interrogations;
  • une visualisation;
  • un exercice mental. (voir l’étude « Meditation : concepts, effects and uses in therapy » publiée par l’International Journal of Psychotherapy)

Certaines pratiques méditatives, comme celles du yoga ou du tantra, peuvent être rattachées à des religions, d’autres sont indépendantes de tout contexte religieux. La méditation peut être désignée par d’autres appellations :

  • relaxation;
  • concentration;
  • état modifié de conscience;
  • suspension des processus de la pensée rationnelle et logique;
  • maintien de l’observation de soi.

Dans la méditation dite de « Pleine conscience », par exemple, le méditant se repose confortablement et silencieusement, centrant l’attention sur un objet ou un processus : « … Glissant librement d’une perception à une autre… Aucune pensée, image ou sensation n’est considérée comme une intrusion. Le méditant, avec une attitude vide de tout effort, est invité à explorer l’ici et maintenant. En utilisant l’ouverture panoramique comme point d’ancrage… ce qui ramène le sujet constamment au présent, évitant l’analyse ou l’imagination cognitive concernant le contenu de la conscience, et augmentant tolérance et relaxation du nom secondaire de la pensée processus. »

Approche des neurosciences

Les neurosciences s’intéressent aux effets de la méditation. Plusieurs chercheurs ont prouvé que les exercices de méditation améliorent le fonctionnement du cerveau (Antoine Lutz, chercheur à l’Inserm, explique au « Point » pourquoi les neuroscientifiques s’intéressent à la méditation).

Antoine Lutz, chercheur à l’Inserm a participé à plusieurs expériences menées en France et aux États-Unis. En 2014, il s’exprimait dans Le Point. Selon lui, des études montrent que la méditation « accroît les capacités à maintenir son attention sur un objet sans être distrait. Une autre montre que la pratique de la compassion chez des méditants très avancés augmente la synchronisation des ondes cérébrales entre des parties très éloignées du cerveau. »

Du 8 au 10 novembre 2005, des scientifiques de renommée internationale rencontraient le dalaï-lama et d’autres personnalités du monde spirituel pour discuter des bases scientifiques et des applications cliniques de la méditation. Organisées par le « Mind and Life Institute », ces trois journées se déroulaient à Washington, aux États-Unis, avant l’ouverture du Congrès annuel de la « Society for Neuroscience (en) » où le dalaï-lama était invité à prendre la parole.

Effets sur la santé

Certains promoteurs des pratiques de méditation ont choisi d’en démontrer l’intérêt dans le domaine de la santé par le biais de recherches scientifiques de qualités inégales. Un écueil possible est d’utiliser des résultats scientifiques pour faire la promotion d’une pratique de méditation en particulier, mais « il n’y a pas qu’une seule méditation, comme il n’y a pas qu’un seul sport. Chaque sport fait travailler plus ou moins la cardio, les différents muscles, le contrôle moteur… De la même manière, il y a des familles de méditation. »

Certains psychothérapeutes et/ou scientifiques tels que Jon Kabat-Zinn s’intéressent à la méditation, dans ces applications psychothérapeutiques éventuelles comme :

Certaines études montrent également l’efficacité de la méditation en complément d’un traitement médical classique dans la guérison de maladies :

Dans le cadre des recherches scientifiques ou philosophiques sur la nature de la conscience, certains auteurs défendent l’importance de la méditation comme pratique introspective, à travers laquelle le chercheur peut observer son propre flux de pensées et acquérir un savoir autrement inaccessible. Susan Blackmore défend par exemple, sur base de sa propre pratique du zen et de ses recherches scientifiques, que la conscience est une illusion.

Certaines études médicales ont été faites afin de déterminer si certaines pratiques méditatives pouvaient être associées à la psychothérapie. Dans la plupart des cas, les conclusions étaient positives, sous condition d’un encadrement strict et que les objectifs de la thérapie soient en accord avec les effets de la méditation proposée (voir l’article Meditation And Psychotherapy: A Review of the Literature).

Concernant la seule Méditation transcendantale, il est fait état de 341 publications évaluées par des pairs et publiées dans plus de 160 revues scientifiques telles que Science, The Lancet, Scientific American, American Journal of Physiology, Electroencephalography, Clinical Neurophysiology, Hypertension (de l’American Heart Association), American Psychologist, le Journal of Personality et Social Psychology (publications officielles de l’American Psychological Association), Intelligence, et le Journal of Conflict Resolution (voir la référence).

Dans un article consacré aux effets cardiaques de la méditation (voir l’article La Méditation transcendantale améliore la pression sanguine, la résistance à l’insuline, et le tonus du système nerveux cardiaque autonome), le rédacteur explique les raisons qui guident le choix des chercheurs vers telle ou telle technique de méditation : « La Méditation transcendantale est l’une des techniques qui a été le plus étudiée, et qui a fait l’objet de recherches dans des essais contrôlés randomisés les plus rigoureuses. Nous ne savons pas si les autres techniques ne seraient pas aussi bonnes, mais nous avons choisi la Méditation transcendantale, car elle est très protocolisée et standardisée, alors que beaucoup d’autres ne le sont pas.Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Méditation de Wikipédia en français (auteurs)


Cette téchnique/méthode peut convenir (liste non exhaustive) dans les cas suivants :


  1. Fibromyalgie Fibromyalgie    

  2.     

  3.     

  4.     

  5.     

  6.     

  7.     
    • Daniel Ricaud (Pr. et médecin hospitalier et spécialiste des troubles du comportement alimentaire (TCA)) en témoigne dans l'article : Ces survivantes de l’anorexie.